[01] Quand écrire devient essentiel !

Les Trois Singes

Mécanisme inconscient et sélectif par lequel le sujet fait disparaître – ou écarte – du champ de sa conscience certains faits ou souvenirs, dont la résonance affective est douloureuse et traumatisante. Ce type de défense contre la perception d’une réalité pénible correspond à ce que Sigmund Freud a décrit sous le nom de « déni de la réalité ».

Source : Site Larousse.fr

Scotomisation ou déni de réalité

Mettre un mot sur une douleur, est le premier pas vers une guérison.
J’ai pu alors, intellectualisé, ce mal qui fut mon compagnon sans nom, discret, et terriblement influent lors des choix que j’ai dû effectuer ces 35 dernières années…
Ce fut une déchirure profonde intemporelle pour moi, car je ne peux vous en affirmer sa durée. Une fracture imposée par un monde d’adultes que je venais tout juste d’accéder, et il m’était impossible d’appréhender, du haut de mes 15 ans, démuni des clefs nécessaires pour accepter cette douleur viscérale, et que, tel un tsunami émotionnel à bouleverser un bonheur d’enfant et d’adolescent, et à hanter, en silence, une large partie de ma vie d’adulte.

Le Phoenix, symbole d'une renaissance après la mort
Le Phoenix, symbole d’une renaissance après la mort

En 2018, fragilisé moralement et psychiquement, par une succession d’évènements de différentes natures, le goût de rebondir devenait plus de plus, hypothétique et improbable, jour après jour.
Il m’a fallu alors près de 6 mois pour sortir la tête de l’eau malgré une fatigue et une motivation encore très fragile. Cependant, en y repensant, j’ai pu avoir un énième sursaut, après une réflexion positive, afin de comprendre ce qui m’étais arrivé, par deux fois en un court laps de temps.
Sans le savoir, en m’accordant du temps pour moi, mon travail de compréhension avait dès lors débuté.

Malgré tout, des angoisses ponctuelles devenaient de plus en plus difficiles à gérer et à contenir lorsque ma pensée m’incitait à accepter un échec personnel et professionnel, qui devenait, pourtant, une évidence qu’il était difficile de nier.
Il me fallait donc réagir au plus vite, afin de pouvoir déterminer les causes d’une situation, qui ne m’étaient pas apparues lors de ma prise de décision. Décision, d’ailleurs, qui me semblait plutôt déboucher sur des opportunités, que dans une voie sans issue.

Au fond de moi, je m’apercevais, sans pouvoir encore en être certain, d’une contrainte forte qui d’une façon tout à fait inconsciente, participait à tout ce mal être devenu envahissant, et qu’il m’était difficile désormais d’ignorer…
Grâce à ce nouvel état d’esprit, j’acceptais, de fait, d’être aidé pour débuter un travail personnel, dont je redoutais le résultat, et ce, même si cette remise en cause était encadré par un professionnel…
Bien m’en a pris puisque j’étais loin de m’imaginer, de ce que cette thérapie allait me révéler…
Je comprenais alors pourquoi, l’image et la légende, du Phoenix m’avait toujours fasciné dès mes 11-12 ans…
En Juin 2018, je venais donc de mourir psychiquement, une énième fois, clôturant ainsi une des périodes les plus angoissantes de ma vie, et ou les perspectives et les projets étaient alors inexistants…

Il ne me restait plus qu’à renaître, en constatant qu’après chaque séance, de nouvelles portes jusqu’à là occultées, ne demandaient qu’à être ouvertes, la pénombre laissait, peu à peu, la place à une lumière, qui me révéla cet instant T, volontairement occulté, car il m’était impossible de faire autrement à l’époque.
Une douleur violente, qu’un adolescent de 15 ans n’était pas en mesure de comprendre, et que la peur le forçait à accepter une vérité, qui n’était pour lui, tout simplement inimaginable …
J’avais enfin la CLEF, et grâce à ce filtre, je pouvais enfin justifier tel ou tel comportement qui avait été le mien pendant ces 35 ans de vie…
La violence fut aussi forte qu’à l’époque, à la différence qu’elle m’a permis, ensuite, de me libérer de toute cette culpabilité, inconsciemment et injustement supportée…
Libéré, je finis par sourire en pleurant…


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